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Le marché mensuel du temple Toji à Kyoto

Les photos de Kyoto sont souvent les mêmes et loin de moi l’idée de critiquer cela car je suis la première à partager avec vous les temples, paysages et kimonos de la ville. Mais cette fois-ci, j’avais envie de vous montrer le Kyoto local, quotidien, moins traditionnel parfois, mais toujours authentique. Les photos ci-dessous sont donc loin d’être artistiques, mais elles reflètent la réalité telle que je la vis ici depuis plusieurs mois maintenant, pour mon plus grand plaisir.

Ainsi, tous les 21 de chaque mois, l’enceinte du temple Toji, au sud de la gare de Kyoto, se transforme en marché où l’on trouve de tout : centaines de kimonos à tous les prix, antiquités et brocantes, plantations et alimentaire. L’ambiance est familiale et l’on aperçoit la pagode du temple, plus haute construction en bois du Japon, de tous les points de vus. Attention cependant, il vaut mieux arriver tôt, les étales commencent à fermer dès 15h en hiver.

Allez, je vous embarque !

C’était la première fois que je visitais le quartier, j’ai donc prit beaucoup de plaisir à déambuler dans ces ruelles si calmes malgré la proximité de la gare. Le Shinkansen entre régulièrement en gare et les passants à vélo sourient en échange d’un Konnichiwa que je pratique quotidiennement !

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est l’authenticité de ce marché où les femmes en kimonos fouillent pour trouver un nouvel habit traditionnel, où l’on vient acheter ses légumes frais et ses dernières plantations.

Pour le déjeuner, okonomiyaki puis ce poisson fourré à la pâte de haricot. Délicieux !

Au revoir marché et peut-être rendez-vous le mois prochain ! Nous retournons à pied vers le centre de Kyoto en savourant la vie des rues : cyclistes sur les trottoirs, écolières qui sortent de l’école, konbini toujours ouvert et les montagnes en toile de fond.

J’espère que cette balade photographique vous a plu ainsi que ces photos moins touristiques mais tout aussi intéressantes sur le quotidien kyotoïte. N’hésitez pas à me le dire en commentaire et pour voir quotidiennement des photos de Kyoto, rendez-vous sur mon Instagram, et mes story notamment, en cliquant ici.

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Voyage

2 jours dans le Kyotango au Japon

Aujourd’hui je vous emmène avec moi dans la région du Kyotango.
Il vous faudra entre deux et trois heures de train de Kyoto ou Osaka pour rejoindre ce bord de mer au nord de la préfecture de Kyoto (je vous mets une carte juste ici). C’est beaucoup me direz-vous, mais c’est le prix à payer pour atteindre cette côte et le trajet passe très vite tant nos yeux sont collés aux vitres du train pour admirer les paysages qui se succèdent.

Mon acolyte photographe (dont vous pouvez retrouver l’Instagram ici et qui a prit toutes les photos de cet article) et moi-même avons été invité par l’Office de tourisme Kyoto by the sea (leur site en français est ici) pour découvrir cette région entre montagnes et mer intérieure, autour de la culture culinaire. C’est avec plaisir que je vous convie à ce petit séjour intense en émotions.

Le séjour commence ainsi dès le trajet en train. Au détour d’un tunnel, le train débouche sur cette anse d’un bleu turquoise irréel. Après avoir été encaissé dans les montagnes et les rizières, c’est une surprise de plonger visuellement dans cette eau colorée. Un petit air d’île paradisiaque du Pacifique non ? Les plages de cette région raviront les amoureux de surf, de baignade et de bronzage.

Une fois bien arrivée à la gare de Amino station, où mes hôtes m’attendent, notre périple immédiatement par la découverte du rocher Tateiwa, inscrit à l’UNESCO. Un endroit magnifique où les montagnes au loin offrent une belle et profonde perspective. La visite du centre d’information touristique tout proche m’en apprend davantage sur les différentes plages de la région, ainsi que sur un sable particulier qui émet un bruit très musical lorsque l’on marche dessus…

Premier arrêt gustatif au Totoya Inn. Présentation des différents riz et de leur utilisation respective : riz blanc à manger dans un bol en accompagnement du repas et riz pour la fabrication du saké entre autre.

Ce lieu très accueillant est plus qu’un restaurant. C’est un endroit où chacun met la main à la pâte au travers d’ateliers cuisine. Ce jour-là, j’ai participé à la cuisson et au dressage d’une des spécialités locales, le Barazushi. Un gâteau de riz en forme de cœur agrémenté de fruits de mer et de légumes. Un délice !

Direction ensuite le café Hisami. Ce lieu tout juste ouvert allie modernité de la décoration en bois et traditions culinaires au travers des dégustations proposées. Le maquereau séché entouré d’une poudre très goûtue était au menu ce midi-là. Très fort en goût et assez relevé, c’est un met très savoureux.

Pour terminer sur une note sucrée, nous dégustons des yaourts Eggtone faits maison dans ce lieu à partir d’ingrédients japonais : lait d’Hokkaido, pâte de haricots rouge sucrée (pour le pot de gauche), thé grillé (pour le pot de droite) et le fameux matcha. Un packaging novateur pour un goût unique !

Le ventre bien rempli, nous nous dirigeons ensuite dans ce sanctuaire très important pour les locaux. En effet, c’est ici que l’on vient prier pour favoriser de bonnes récoltes de riz et un bon saké. Un lieu crucial pour cette région reconnue pour son alcool de riz !

D’ailleurs, selon la légende locale, la photo ci-dessus montre le berceau de la culture du riz au Japon. Un croissant de terres cultivées où une déesse aurait partagé avec les locaux les indications pour la première culture en rizière. La documentation est exclusivement japonaise ici, ce qui n’est heureusement pas le cas pour tous les autres endroits où vous trouverez facilement des informations en anglais.

En se retournant, on admire les paysages qui nous entourent. Les nuages bas apportent une atmosphères particulière au lieu, presque mystique. Les sommets des montagnes enneigées, les rizières à perte de vue et les quelques maisons aux architectures traditionnelles sont très apaisantes. Ici, loin du tumulte de la ville, j’imagine aisément une retraite spirituelle et j’en profite pour inspirer l’air frais et revigorant.

Après ce bon bol d’air, direction le dernier arrêt gustatif de la journée : une dégustation de saké. Les trois frères de Yasakaturu ont fait leurs armes auprès de maîtres traditionnels. Ils ont par la suite eu le désir d’innover en réalisant des sakés aux saveurs nouvelles et modernes. Pari réussi ! Nous avons pu déguster pas moins de 8 sakés différents et, malgré ma faible expérience en dégustation d’alcool, j’ai pu discerner des arômes très diversifiés. Chacun y trouvera son bonheur, dans un lieu une fois de plus très moderne.

Il était temps désormais de rencontrer nos hôtes pour la nuit, au Farmhouse stay Hokkori. Nous avons eu la chance de dormir dans une maison traditionnelle où nous avons été chouchouté. Le repas est servi autour de ce foyer carré (photo ci-dessus) couvert d’un mélange de cendres et de sable. Nos poissons sur pics nous attendaient de pied ferme ! Ici, tout est local : le poisson est pêché du jour, les légumes récoltés par les hôtes dans leur jardin ou dans la nature et les mochis faits maison… Je ne pense pas vous surprendre en vous avouant que c’était délicieux et tellement agréable de manger de saison et local, surtout autour de ce feu régénérateur après une journée dans le froid du Kyotango.

Pour ceux qui ont vu mes stories de ce séjour sur instagram (je vous remets le lien ici), voici les coulisses dans la photo ci-dessus ! Le boulot avant le réconfort d’un bon dîner.

Même bonheur le lendemain matin avec un petit-déjeuner local et de saison. Les moules laissées la veille se retrouvent d’ailleurs dans la soupe miso du lendemain. Ici, on ne gâche rien, pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Dans cette maison traditionnelle, nous avons dormi à la japonaise : sur les tatamis, nous avons disposés nos futons et nous nous sommes recouvert de plusieurs couches de couettes car les maisons traditionnelles japonaises sont magnifiques, mais très peu isolées ! Heureusement, un petit chauffe-pied (rose sur la photo ci-dessus) fut notre meilleur ami.

J’ai aussi testé pour la première fois la salle de bain moderne japonaise :  dans une pièce carrée divisée en deux, on se douche d’abord afin d’être propre pour plonger dans le bain chaud à 42 degrés qui nous attend dans la partie droite. Il faut absolument être bien lavé car la même eau sert pour toute la famille et n’est changée qu’une fois par jour. Le bien-être d’une eau brûlante est indicible !

Le lendemain matin, nous avons laissé derrière nous cette belle maison hissée dans les montagnes, pour nous diriger vers notre première découverte de la journée : une dégustation de bières de riz locales. Nous seulement les huit dégustations furent vraiment très diversifiées en goût, mais le packaging des bouteilles m’a laissé sans voix. Je ne suis pas une grande amatrice de bière mais ma préférée fut celle à l’arrière goût de banane, un délice. Sur chaque bouteille est illustrée une déesse en kimono, la touche japonaise !

La dégustation a eu lieu dans un restaurant spécialisé en bière artisanale, qui se trouve dans le complexe de l’hôtel Tango Kingdom, qui plaira aux familles étrangères et japonaises. Aires de jeux pour enfants, ateliers cuisine, restaurants et boulangeries raviront tout le monde et tous les goûts, dans une atmosphère architecturale très européenne !

Avant-dernier arrêt de notre séjour dans le Kyotango, au Motoise Kono Shrine, d’où nous avons prit un funiculaire afin de prendre de la hauteur. Du sommet, nous pouvons admirer la vue sur la baie d’Amanohashidate qui est jumelée avec rien d’autre que la baie du Mont Saint-Michel, un honneur dans un pays qui est en adoration devant ce monument français !!

Le chemin végétal qui traverse cette fameuse baie est entièrement naturel et fait la réputation de cette région.

Enfin, nous finissons notre tour culinaire par une dernière dégustation de saké au Hamakaze café. Particularité de ce restaurant, la carte propose d’associer chaque plat à un saké spécifique. Pratique et novateur, surtout quand, comme moi, vous n’êtes pas un expert !

Je tenais à remercier une nouvelle fois l’Office de tourisme Kyoto by the sea pour l’invitation à découvrir cette très belle, et pourtant peu connue, région du Kyotango. Un accueil chaleureux, des dégustations savoureuses, une atmosphère préservée loin du tumulte touristique des grands villes japonaises. Un conseil : foncez !

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Fêter mes 27 ans au Japon

Passer une année au Japon, c’est aussi évidemment y fêter son anniversaire. Et comme j’ai passé une super journée, je me suis dit que peut-être cela vous ferait plaisir de partager avec moi ce passage à 27 ans.

Je ne résiste pas à vous montrer tout d’abord mon magnifique gâteau d’anniversaire ! Une création maison : empilement de crêpes et de pâte de chocolat, surmonté de chantilly, de fraises qui est mon fruit préféré, et de sucreries chocolatées. Les plus respectueux de l’environnement s’interrogeront peut-être sur la présence de fraises en plein hiver. Cela vient du fait que le gâteau de Noël traditionnel japonais est le fraisier. Ainsi, depuis fin Décembre on peut acheter des fraises dans tous les supermarchés. Elles sont sucrées et très bonnes, contrairement à ce que je pensais, étant donné qu’elles poussent sous serres dans le sud du pays.

Nous avions prévu de visiter Ohara en ce 18 février 2019, mais nous avons prit notre temps le matin pour souffler les bougies et ainsi nous ne sommes sortis qu’en milieu de matinée. Trop tard pour Ohara, mais j’adore le vélo donc chacun a enfourché le sien direction les montagnes du Nord de Kyoto.

La chance était de mon côté car nous avons eu un magnifique ciel bleu, ce qui est plutôt rare en ce moment. La randonnée que nous avions planifiée était finalement une propriété privée (pas merci Google map) donc nous avons filé encore plus profondément dans les montagnes, en espérant tomber sur un coin de verdure pour crapahuter. Nous n’allions pas être déçus.

Arrivés à un carrefour, un panneau de signalisation indiquait le village de Kibune à quelques kilomètres de là. Joyeuse surprise ! Kibune était noté sur ma liste des lieux à visiter. Traverser les villages, entendre siffler le train au loin, découvrir les montagnes et leur camaïeu de vert gris. C’était magnifique.

Cependant, ici comme ailleurs dans le Kansai, beaucoup de zones forestières sont abîmées, plusieurs randonnées vers les sommets alentours sont fermées au public et des centaines d’arbres semblent avoir été arrachés. Souvenir des typhons de septembre de l’année dernière.

Kibune est un joli village où le rouge vermillon est à chaque coin de rues : allée de lanternes, torii, barrières et pont. Il y avait peu de monde ce jour-là, et nous avons pu déambuler et découvrir les jolies maisons en bord de route dans un style architectural traditionnel comme je les aime. Nous avons continué à grimper pour atteindre le sanctuaire shinto situé à l’extrémité nord du village. En tout, nous avons parcouru 10km pour atteindre notre point d’arrivée.

Sur le point de faire demi-tour, nous sommes tombés par hasard sur le début du trail menant dans l’ancienne forêt de Kyoto. Il était déjà 16h donc nous n’avons pu en parcourir que le début, mais quelle vue à couper le souffle ! Surtout que les rayons du soleil couchant offrait une lumière envoûtante et mystique au lieu.

Pour finir, en pleine descente nous avons croisé ce tanuki postier extrêmement mignon. Au Japon il y a des milliers de statues de tanuki comme celle-ci, de toutes tailles différentes. Mais c’est la première fois que nous croisions la version postier, bien reconnaissable à sa couleur rouge et son logo en T.

Voilà le récit de cette jolie journée à vélo dans les montagnes de Kyoto, afin de savourer le passage dans ma vingt-huitième année. J’espère que ça vous a plu ! À très vite ☀️

Toutes les photos ont été réalisé par mon acolyte photographe, dont vous pouvez retrouver l’instagram juste ici !

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Une matinée au Kamigamo Shrine de Kyoto

Le lundi 11 février 2019 était un jour férié au Japon. Même si Kyoto n’est pas ma ville japonaise préférée, il est vrai qu’elle est riche en événements traditionnels. Ce matin-là ne fit pas exception, et ce n’est pas un mais deux événements auxquels j’ai pu assister. J’ai voulu vous en faire profiter aussi, en images.

C’est au temple Kamigamo Shrine, au nord de Kyoto, juste à côté de chez moi, que se déroulait le Kigen-sai festival. Ce dernier commémore le couronnement de l’empereur Kanmu, cinquantième empereur du Japon ayant régné de 781 à sa mort en 806 et qui déplaça la capitale de Nara à Kyoto.

À l’occasion de cette commémoration, s’est tout d’abord tenue une performance de karaté réalisée par des enfants et quelques adultes. Un moment très mignon où une vingtaine d’enfants, parfois accompagnée d’une dizaine d’adultes, nous offrait une belle démonstration de leurs acquis.

La séance s’est terminée par une démonstration de force, qui ne fut pas un plaisir pour tous. Le but : maîtriser le karaté pour briser une, voire plusieurs planches de bois, pour les plus aguerris.

Malgré leur courage, beaucoup d’enfants soufflaient des Ittai, ça fait mal, et se tenaient les mains. Celles des adultes, plus silencieux, révélaient aussi des taches de sang qui en disaient long sur la dureté du bois et de l’exercice. Tout cela se déroulait sous les yeux concentrés des gardiens du temple.

La démonstration de karaté est terminée, tout le monde salue et les plus victorieux repartent avec leurs planches brisées sous le bras. On nettoie ensuite le sol, replace des graviers, les étale et les balaye afin d’accueillir la performance suivante.

À l’occasion de cette commémoration s’est également tenu le Kemari, un ancien jeu traditionnel qui pourrait s’apparenter à notre bien connu football, à quelques règles près. La balle, qui semble être molle et fragile, est donnée cérémonieusement à l’un des joueurs. Puis chacun s’agenouille devant le ballon, très respectueusement. C’est un jeu où chacun fait partie de la même équipe. Le but est que la balle ne touche pas le sol. Chacun doit utiliser ses pieds (nous avons eu le droit à une tête et un torse aussi) pour faire rebondir la balle et la renvoyer. C’était un moment complètement irréel où des joueurs vêtus de leurs plus beaux habits traditionnels se laissent emporter par l’euphorie du jeu. Captivant !

J’espère que cette découverte vous a plu, si c’est le cas n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

À très bientôt pour un nouvel article, qui portera sur la préfecture du Kyotango. J’ai hâte de partager ça avec vous !

Illustration, Voyage

Le Japon illustré

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous, non pas une journée photographiée, mais quelques uns de mes dessins inspirés par le Japon, où je vis depuis presque quatre mois maintenant.

Le tout premier dessin ressemble à toutes les premières photos de voyage, le nez collé au hublot. J’ai voyagé avec Finnair et j’en suis très satisfaite (après un échec cuisant avec Air France il y a quelques mois) ! Je crois qu’à ce moment là je surplombais la Suède… quels beaux paysages !

À Tokyo j’ai séjourné dans le quartier fou de Shinjuku. Ce n’était pas un choix (lors de mon voyage en Avril j’avais logé à Ueno, que je préfère) mais pour ce mois Tokyoïte, je ne regrette finalement pas d’avoir posé mes valises ici. Le bruit, les gens, les buildings, c’est aussi ça Tokyo !

Pendant mes études d’histoire de l’art j’avais une préférence pour la peinture contemporaine. Mais depuis quelques temps c’est l’architecture qui me fait vibrer. Autant vous dire qu’au Japon je suis servie ! Je suis abasourdie par la multitude de temples, tant en quantité qu’en style différent.

Ueno, justement… son parc, ses étangs, sa vue sur la Tokyo Skytree… C’est un havre de paix et de repos dans la vie tumultueuse de Tokyo. J’ai adoré y pique-niquer mon maki au natto en face de ces barques cygnes.

Deuxième passion artistique après l’architecture, voire la première en réalité : le costume. Je suis en admiration devant les vêtements traditionnels (vous vous souvenez du projet des bretonnes sexy en costumes traditionnels revisités ? Je vous remets le lien ici qui provient de mon ancien blog), tous pays confondus. Alors je n’ai pas pu m’empêcher d’en enfiler un numérique !

Deuxième destination de mon PVT au Japon : Fukuoka sur l’île de Kyushu. J’avoue y être allée un peu par hasard et c’était la meilleure idée que j’ai eu jusque là ! Des habitants adorables, une ville attractive entourée de campagne, montagnes et de mer… que demander de plus ? En plus en me promenant à Nanzoin j’ai croisé Totoro !

Cette illustration est tirée de mon premier voyage au Japon en Avril 2018 mais je ne résiste pas à la partager de nouveau avec vous. C’était lors d’une rencontre fortuite, à Tokyo, avec Mao cette si jolie femme en kimono. Lors de ma seconde visite à Tokyo nous nous sommes revues, en habits occidentaux cette fois-ci (dommage!).

Au-delà de Fukuoka, j’ai essayé de visiter le nord de Kyushu et cette photo a été prise à Akizuki. Un joli village hissé dans les montagnes que j’ai eu plaisir à arpenter. Au détour d’un magasin de kimono d’occasion (heureusement que je suis restreinte en valise sinon j’aurai acheté tout le stock !!) il y avait ces petites statues entre Japon et Amérique…

Pour l’automne et le rougeoiement des érables, j’ai déménagé à Kyoto, une ville qu’on ne présente plus. Je suis une fois de plus tombée amoureuse de l’architecture locale. Ici une maison toute simple, mais tellement belle. Et en plus c’est la maison voisine donc je peux l’admirer dès que je le souhaite !

Même en pleine exploration japonaise, je continue à prendre des commandes d’illustration (merci pour votre soutien d’ailleurs !) et pour cette carte d’anniversaire j’ai eu carte blanche ! Autant vous dire que je me suis régalée à dessiner cette petite fille japonaise en kimono qui tente tant bien que mal de porter ce gros gâteau.

Les momijis… Je ne comprenais pas vraiment l’engouement des japonais (et des touristes) pour cet événement avant de le vivre de mes propres yeux. Le rougeoiement progressif de tous les érables dans un camaïeu de orange, au milieu des temples, est magnifique. Un rêve éveillé. Un paradis sur terre. L’envie m’a évidemment prise d’y ancrer ma propre japonaise dans son kimono bleu. Cette photo a été prise par mon acolyte Vertfoeil (retrouvez le sur Instagram ici).

Et enfin, l’illustration qui clos cette première série de dessins inspirés de mon PVT au Japon, représente un couple de mariés dans leurs habits traditionnels. Je me suis inspirée de Noémie du blog Japon Chéri et de sa tenue extraordinaire ! J’aimerai pouvoir me marier dans tous les pays pour pouvoir vivre de l’intérieur l’habit traditionnel de ce jour si heureux.

Voilà, j’espère que cet article illustré sur mes aventures japonaises vous aura plu. N’hésitez pas à me le dire et à le partager autour de vous ! À bientôt 😘

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Fukuoka au naturel

Je suis une fille de la ville, née dans une ville de taille moyenne, régulièrement en vadrouille citadine. J’aime la ville mais depuis que je suis au Japon je me rends compte qu’ici, j’aime aussi la nature, la campagne, les rando dans la montagne. Cela fait une cinquantaine de jours que je suis arrivée au Japon et mes plus beaux souvenirs sont souvent liés à des visites dans des villages, des forêts, à des promenades le long des rivières (coucou Dazaifu !) entourées de bambous.

Ce jour là j’avais donc envie d’une journée nature, mais sans aller trop loin, sans devoir prendre les transports. Pour cela, Fukuoka offre de beaux îlots de verdure et j’aimerais vous en présenter deux en particulier.

Direction tout d’abord le parc Ohori, bien connu des habitants de Fukuoka. Ce parc, je l’avais déjà visité, traversé, observé mais cette fois-ci je me suis aventurée dans le petit jardin japonais qui le jouxte.

C’est un endroit coupé du parc par des murs reprenant l’architecture des temples, mais dont on aperçoit parfois le lac si l’on se hisse sur la pointe des pieds, ce qui donne un charme en plus à cet endroit qui semble presque secret. Il y avait très peu de visiteurs lors de ma venue, mise à part deux couples en kimono en plein shooting, pour mon plus grand plaisir.

Ce jardin, qui semble totalement maîtrisé par la main de l’homme (un peu trop ?), rassemble tout ce que l’on attend d’un jardin japonais : maisons traditionnelles en bois cachées dans la nature, étang aux carpes où se reflète les couleurs des arbres aux alentours, petits buissons ronds le long des escaliers en pierre. Il y a même un jardin zen !

Hissez-vous sur la pointe des pieds pour voir l’étang de l’autre côté ! Vous l’apercevez ?

C’est un petit jardin dont la visite ne prend pas plus d’une heure pour les plus contemplatifs. Malgré tout, cela m’a ouvert l’appétit et il est assez aisé dans le parc Ohori de trouver un joli endroit pour pique-niquer.

Puis, en sortant du parc par le nord, la route semble vouloir m’amener directement, en moins de dix minutes, au Nishi parc qui se trouve sur les hauteurs de la ville. Une route toute droite, menant à un torii de pierre puis qui monte comme pour annoncer le joli panorama qui m’attend.

Au sommet, je suis accueillie par le sanctuaire shinto Terumo Shrine. Composé de plusieurs temples, c’est un endroit qui semble abandonné et ce sentiment est renforcé par le petit sanctuaire aux cent torii qui le jouxte. Des torii écaillés, une maison sur le point de s’écrouler, des marches bancales, cela offre une atmosphère mystique et fantomatique.

Le soleil est sur le déclin et pour moi c’est synonyme de joie car cela annonce la plus belle heure de la journée, avec ses couleurs jaunes et brillantes. Je m’aventure donc dans la partie Est de cette forêt beaucoup plus profonde que je ne le pensais. Je grimpe, j’avance et j’arrive à ce qui semble être un sommet mais hélas, comme c’est souvent le cas dans les forêts touffues du Japon, il n’y a pas de point de vue. Alors je redescends et m’octroie une pause sucrée grâce aux distributeurs, toujours présents. C’était une jolie journée nature à Fukuoka, et il me reste encore toute la partie ouest à découvrir, ce qui me ravit !

 

 

 

 

 

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Une journée avec des habitants de Fukuoka

On entend souvent dire que les japonais sont d’un naturel accueillant, malgré leur méfiance vis-à-vis des étrangers. Ces deux affirmations sont tout à fait juste, d’après ce que j’ai pu vivre depuis mon arrivée au Japon, il y a un peu plus d’un mois de cela. Ne parlant pas japonais, je suis frustrée de ne pas pouvoir papoter avec les habitants, mais cela ne m’empêche pas de clamer des Konnichiwa! dès que je le peux. Cet esprit très ouvert se vérifie d’autant plus sur l’île de Kyushu. Dès mon arrivée à Fukuoka, j’ai senti un air plus paisible, une vie plus calme qu’à Tokyo. Et, un jour, après avoir visité les vestiges du château de la ville, je suis tombée sur Mutsuko et Yoshimitsu. Ce couple de retraités natifs de Fukuoka avait envie de discuter et m’a finalement invité au restaurant le soir même et à se revoir le mardi suivant.

Me voici donc embarquée pour une journée avec ce couple que je ne connais pas mais qui est si gentil ! La journée commence par un petit-déjeuner japonais typique avec, au menu, thé, riz, soupe miso et tofu frit, omelette, saumon mariné, haricots sucrés, prune acide, algues et daikon (radis blanc). Un délice ! Nous prenons ensuite la voiture à destination de la presqu’île d’Itoshima. Réellement un petit paradis, avec le fameux torii blanc sur les flots de la mer bleue turquoise.

Mutsuko et Yoshimitsu avaient préparé un véritable programme pour la journée et suite à la découverte des paysages maritimes d’Itoshima, nous nous dirigeons vers un port. Tout est surprise car je ne sais pas vraiment ce qui est prévu, et j’adore ça.

C’était un petit tour de bateau, dans une mer un peu agitée comme je les aime, afin de découvrir ces roches très géométriques, si particulières. Nous sommes même entrés dans la roche, au sein d’une caverne, où il faisait sombre mais où c’était si beau, presque mystique. Selfie obligatoire avec mes hôtes !

Le port aux maisons si belles, comme des petits temples le long des rues, des palmiers partout et des plages au sable blanc. Itoshima restera gravée dans ma mémoire. La croisière nous ayant ouvert l’appétit, je suis mon couple préféré dans un restaurant où ils aiment venir régulièrement. Cela fait deux fois qu’ils me font découvrir la gastronomie qu’ils aiment, et cela fait donc deux fois que je mange italien. Pourquoi pas après tout !

Nous reprenons la route et je me dis que la journée est passée trop vite. En réalité, elle n’est pas terminée ! Sur les hauteurs de Fukuoka, Mutsuko et Yoshimitsu me font découvrir le temple où ils aiment aller. C’est le Atago Jinja Shrine, un petit temple tout en intimité, familial et doté d’une vue à couper le souffle sur la ville en contre-bas.

Invitée par mes hôtes japonais, je tire un présage et il s’annonce extrêmement positif avec beaucoup de chance pour la suite de mes aventures ! Je l’accroche avec tous les autres mais garde sa prédiction dans mon cœur, un sourire aux lèvres.

Enfin, dernière surprise de Mutsuko, nous savourons une tasse de thé accompagnée d’un mochi délicieux, afin de se dire au revoir. C’était une journée magique, d’autant plus que j’ai pu suivre ce couple dans leur ville et qu’ils avaient à cœur de me faire découvrir leurs lieux préférés.

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Dazaifu

Dazaifu, cette petite ville dont je n’avais entendu parler que des temples. Et pourtant, après une petite demie-heure dans le train depuis Fukuoka, j’ai découvert bien plus que ça. Je suis tellement tombée sous le charme de cet endroit qu’après l’avoir photographié sous toutes les coutures, l’avoir décrite, dessiné, je me mets maintenant à lui consacrer un article !

Pourtant, ce ne fut pas l’amour immédiat dès la sortie de la gare, bien au contraire. Et pour une raison très simple, c’est une ville très touristique. Et je déteste me retrouver coincée dans la foule. Mais en fait, l’astuce est de sortir de ces lieux touristiques, ce que j’ai rapidement fait !

Alors oui, le temple de Dazaifu Tenmangu est incontournable, évidemment. Surtout qu’il avait revêtu ses plus beaux atours bleus, et qu’il est gratuit.

Au-delà du temple, c’est tout un ensemble qui attire locaux et étrangers. Le double pont rouge, l’étang aux carpes, les lanternes du même rouge, les animaux à cornes qui portent bonheur…

Mais je n’étais pas venue ici pour un bain de foule, et j’ai préféré prendre le chemin où il n’y avait pas de chemin, à travers les bois. Beaucoup plus spirituel et magique selon moi.

C’est toujours une bonne idée, surtout si comme moi vous avez l’âme d’une Indiana Jones toujours prête à tomber sur un trésor perdu depuis des centaines d’années ! En l’occurence, ce n’est pas sur un trésor perdu, mais sur un trésor quand même que je suis tombée. Le Tenkai-Inari Shrine vaut le détour et vous fera penser à un petit Fushimi Inari de Kyoto. Au bout du chemin, après avoir traduit (merci Google traduction) les panneaux pour ne pas me tromper de direction, je me suis plongée dans cet environnement rouge, vert et spirituel mettant en avant l’animal sacré qu’est le renard.

Dès que l’on s’éloigne un petit peu, il y a beaucoup moins de monde et quel plaisir de marcher, déambuler. En redescendant, je suis attirée par la rivière et je m’y installe pour pique-niquer. Quel spot photogénique, renforcé par le début des couleurs automnales. Le clapotis de l’eau, les aigrettes, les rouge, orange et vert. C’était si beau.

Je me perds volontiers, parmi les maisons aux airs de temple, les bambouseraies sauvages et les rizières sèches.

Le soleil commence à baisser dans le ciel et offre ainsi tout un spectre de couleurs dorées. Je longe toujours la rivière, la montagne en fond et les centaines d’araignées dans les arbres.

Le second temple immanquable de Dazaifu est le Kanzeon-ji, aussi vide que le premier était bondé. J’aime autant les temples rouge vif que ceux en bois, à l’instar du Kanzeon-ji. Autour se trouvent d’autres temples, un jardin sec, des champs de fleurs, les lycéens en uniforme qui rentrent chez eux en vélo, les enfants qui jouent.

On sent le soleil qui se cache mais la montagne au loin est beaucoup trop attirante pour ne pas essayer de s’y glisser. Le GPS dans une main, l’envie de se perdre dans l’autre, je marche au grès des rues, des bonjours et des sourires des passants, tout droit vers les hauteurs. Une bambouseraie semble me barrer le passage, mais en longeant un grillage je m’y faufile. Pas très rassurée, je grimpe et savoure ce petit moment hors des sentiers battus.

Je sens un feu en contre-bas et j’aperçois un sanglier et deux marcassins qui galopent. La lumière du jour baisse de plus en plus donc je suis obligée de redescendre vers la gare, même si ma tête n’a qu’une envie, rester ici une nuit, une semaine, toute la vie ! Tous ces beaux paysages ne me font pas oublier mon estomac, et je savoure la spécialité locale de retour à la gare, le mochi. Savoureux et très beau, avec cette petite fleur de prunier qui est l’emblème de la ville. Je le déguste en retournant au premier temple, beaucoup plus calme et apaisant de nuit. Une poignée d’autres personnes savoure aussi ce moment tranquille, dont deux lycéennes qui viennent y prier.

La frise bleue de la porte de Tenmangu est belle, toute illuminée ainsi. Je lui fais mes au revoir en lui promettant de revenir la voir un jour. Promis.