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Illustration, Voyage

Le Japon illustré

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous, non pas une journée photographiée, mais quelques uns de mes dessins inspirés par le Japon, où je vis depuis presque quatre mois maintenant.

Le tout premier dessin ressemble à toutes les premières photos de voyage, le nez collé au hublot. J’ai voyagé avec Finnair et j’en suis très satisfaite (après un échec cuisant avec Air France il y a quelques mois) ! Je crois qu’à ce moment là je surplombais la Suède… quels beaux paysages !

À Tokyo j’ai séjourné dans le quartier fou de Shinjuku. Ce n’était pas un choix (lors de mon voyage en Avril j’avais logé à Ueno, que je préfère) mais pour ce mois Tokyoïte, je ne regrette finalement pas d’avoir posé mes valises ici. Le bruit, les gens, les buildings, c’est aussi ça Tokyo !

Pendant mes études d’histoire de l’art j’avais une préférence pour la peinture contemporaine. Mais depuis quelques temps c’est l’architecture qui me fait vibrer. Autant vous dire qu’au Japon je suis servie ! Je suis abasourdie par la multitude de temples, tant en quantité qu’en style différent.

Ueno, justement… son parc, ses étangs, sa vue sur la Tokyo Skytree… C’est un havre de paix et de repos dans la vie tumultueuse de Tokyo. J’ai adoré y pique-niquer mon maki au natto en face de ces barques cygnes.

Deuxième passion artistique après l’architecture, voire la première en réalité : le costume. Je suis en admiration devant les vêtements traditionnels (vous vous souvenez du projet des bretonnes sexy en costumes traditionnels revisités ? Je vous remets le lien ici qui provient de mon ancien blog), tous pays confondus. Alors je n’ai pas pu m’empêcher d’en enfiler un numérique !

Deuxième destination de mon PVT au Japon : Fukuoka sur l’île de Kyushu. J’avoue y être allée un peu par hasard et c’était la meilleure idée que j’ai eu jusque là ! Des habitants adorables, une ville attractive entourée de campagne, montagnes et de mer… que demander de plus ? En plus en me promenant à Nanzoin j’ai croisé Totoro !

Cette illustration est tirée de mon premier voyage au Japon en Avril 2018 mais je ne résiste pas à la partager de nouveau avec vous. C’était lors d’une rencontre fortuite, à Tokyo, avec Mao cette si jolie femme en kimono. Lors de ma seconde visite à Tokyo nous nous sommes revues, en habits occidentaux cette fois-ci (dommage!).

Au-delà de Fukuoka, j’ai essayé de visiter le nord de Kyushu et cette photo a été prise à Akizuki. Un joli village hissé dans les montagnes que j’ai eu plaisir à arpenter. Au détour d’un magasin de kimono d’occasion (heureusement que je suis restreinte en valise sinon j’aurai acheté tout le stock !!) il y avait ces petites statues entre Japon et Amérique…

Pour l’automne et le rougeoiement des érables, j’ai déménagé à Kyoto, une ville qu’on ne présente plus. Je suis une fois de plus tombée amoureuse de l’architecture locale. Ici une maison toute simple, mais tellement belle. Et en plus c’est la maison voisine donc je peux l’admirer dès que je le souhaite !

Même en pleine exploration japonaise, je continue à prendre des commandes d’illustration (merci pour votre soutien d’ailleurs !) et pour cette carte d’anniversaire j’ai eu carte blanche ! Autant vous dire que je me suis régalée à dessiner cette petite fille japonaise en kimono qui tente tant bien que mal de porter ce gros gâteau.

Les momijis… Je ne comprenais pas vraiment l’engouement des japonais (et des touristes) pour cet événement avant de le vivre de mes propres yeux. Le rougeoiement progressif de tous les érables dans un camaïeu de orange, au milieu des temples, est magnifique. Un rêve éveillé. Un paradis sur terre. L’envie m’a évidemment prise d’y ancrer ma propre japonaise dans son kimono bleu. Cette photo a été prise par mon acolyte Vertfoeil (retrouvez le sur Instagram ici).

Et enfin, l’illustration qui clos cette première série de dessins inspirés de mon PVT au Japon, représente un couple de mariés dans leurs habits traditionnels. Je me suis inspirée de Noémie du blog Japon Chéri et de sa tenue extraordinaire ! J’aimerai pouvoir me marier dans tous les pays pour pouvoir vivre de l’intérieur l’habit traditionnel de ce jour si heureux.

Voilà, j’espère que cet article illustré sur mes aventures japonaises vous aura plu. N’hésitez pas à me le dire et à le partager autour de vous ! À bientôt 😘

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Voyage

Fukuoka au naturel

Je suis une fille de la ville, née dans une ville de taille moyenne, régulièrement en vadrouille citadine. J’aime la ville mais depuis que je suis au Japon je me rends compte qu’ici, j’aime aussi la nature, la campagne, les rando dans la montagne. Cela fait une cinquantaine de jours que je suis arrivée au Japon et mes plus beaux souvenirs sont souvent liés à des visites dans des villages, des forêts, à des promenades le long des rivières (coucou Dazaifu !) entourées de bambous.

Ce jour là j’avais donc envie d’une journée nature, mais sans aller trop loin, sans devoir prendre les transports. Pour cela, Fukuoka offre de beaux îlots de verdure et j’aimerais vous en présenter deux en particulier.

Direction tout d’abord le parc Ohori, bien connu des habitants de Fukuoka. Ce parc, je l’avais déjà visité, traversé, observé mais cette fois-ci je me suis aventurée dans le petit jardin japonais qui le jouxte.

C’est un endroit coupé du parc par des murs reprenant l’architecture des temples, mais dont on aperçoit parfois le lac si l’on se hisse sur la pointe des pieds, ce qui donne un charme en plus à cet endroit qui semble presque secret. Il y avait très peu de visiteurs lors de ma venue, mise à part deux couples en kimono en plein shooting, pour mon plus grand plaisir.

Ce jardin, qui semble totalement maîtrisé par la main de l’homme (un peu trop ?), rassemble tout ce que l’on attend d’un jardin japonais : maisons traditionnelles en bois cachées dans la nature, étang aux carpes où se reflète les couleurs des arbres aux alentours, petits buissons ronds le long des escaliers en pierre. Il y a même un jardin zen !

Hissez-vous sur la pointe des pieds pour voir l’étang de l’autre côté ! Vous l’apercevez ?

C’est un petit jardin dont la visite ne prend pas plus d’une heure pour les plus contemplatifs. Malgré tout, cela m’a ouvert l’appétit et il est assez aisé dans le parc Ohori de trouver un joli endroit pour pique-niquer.

Puis, en sortant du parc par le nord, la route semble vouloir m’amener directement, en moins de dix minutes, au Nishi parc qui se trouve sur les hauteurs de la ville. Une route toute droite, menant à un torii de pierre puis qui monte comme pour annoncer le joli panorama qui m’attend.

Au sommet, je suis accueillie par le sanctuaire shinto Terumo Shrine. Composé de plusieurs temples, c’est un endroit qui semble abandonné et ce sentiment est renforcé par le petit sanctuaire aux cent torii qui le jouxte. Des torii écaillés, une maison sur le point de s’écrouler, des marches bancales, cela offre une atmosphère mystique et fantomatique.

Le soleil est sur le déclin et pour moi c’est synonyme de joie car cela annonce la plus belle heure de la journée, avec ses couleurs jaunes et brillantes. Je m’aventure donc dans la partie Est de cette forêt beaucoup plus profonde que je ne le pensais. Je grimpe, j’avance et j’arrive à ce qui semble être un sommet mais hélas, comme c’est souvent le cas dans les forêts touffues du Japon, il n’y a pas de point de vue. Alors je redescends et m’octroie une pause sucrée grâce aux distributeurs, toujours présents. C’était une jolie journée nature à Fukuoka, et il me reste encore toute la partie ouest à découvrir, ce qui me ravit !

 

 

 

 

 

Voyage

Une journée avec des habitants de Fukuoka

On entend souvent dire que les japonais sont d’un naturel accueillant, malgré leur méfiance vis-à-vis des étrangers. Ces deux affirmations sont tout à fait juste, d’après ce que j’ai pu vivre depuis mon arrivée au Japon, il y a un peu plus d’un mois de cela. Ne parlant pas japonais, je suis frustrée de ne pas pouvoir papoter avec les habitants, mais cela ne m’empêche pas de clamer des Konnichiwa! dès que je le peux. Cet esprit très ouvert se vérifie d’autant plus sur l’île de Kyushu. Dès mon arrivée à Fukuoka, j’ai senti un air plus paisible, une vie plus calme qu’à Tokyo. Et, un jour, après avoir visité les vestiges du château de la ville, je suis tombée sur Mutsuko et Yoshimitsu. Ce couple de retraités natifs de Fukuoka avait envie de discuter et m’a finalement invité au restaurant le soir même et à se revoir le mardi suivant.

Me voici donc embarquée pour une journée avec ce couple que je ne connais pas mais qui est si gentil ! La journée commence par un petit-déjeuner japonais typique avec, au menu, thé, riz, soupe miso et tofu frit, omelette, saumon mariné, haricots sucrés, prune acide, algues et daikon (radis blanc). Un délice ! Nous prenons ensuite la voiture à destination de la presqu’île d’Itoshima. Réellement un petit paradis, avec le fameux torii blanc sur les flots de la mer bleue turquoise.

Mutsuko et Yoshimitsu avaient préparé un véritable programme pour la journée et suite à la découverte des paysages maritimes d’Itoshima, nous nous dirigeons vers un port. Tout est surprise car je ne sais pas vraiment ce qui est prévu, et j’adore ça.

C’était un petit tour de bateau, dans une mer un peu agitée comme je les aime, afin de découvrir ces roches très géométriques, si particulières. Nous sommes même entrés dans la roche, au sein d’une caverne, où il faisait sombre mais où c’était si beau, presque mystique. Selfie obligatoire avec mes hôtes !

Le port aux maisons si belles, comme des petits temples le long des rues, des palmiers partout et des plages au sable blanc. Itoshima restera gravée dans ma mémoire. La croisière nous ayant ouvert l’appétit, je suis mon couple préféré dans un restaurant où ils aiment venir régulièrement. Cela fait deux fois qu’ils me font découvrir la gastronomie qu’ils aiment, et cela fait donc deux fois que je mange italien. Pourquoi pas après tout !

Nous reprenons la route et je me dis que la journée est passée trop vite. En réalité, elle n’est pas terminée ! Sur les hauteurs de Fukuoka, Mutsuko et Yoshimitsu me font découvrir le temple où ils aiment aller. C’est le Atago Jinja Shrine, un petit temple tout en intimité, familial et doté d’une vue à couper le souffle sur la ville en contre-bas.

Invitée par mes hôtes japonais, je tire un présage et il s’annonce extrêmement positif avec beaucoup de chance pour la suite de mes aventures ! Je l’accroche avec tous les autres mais garde sa prédiction dans mon cœur, un sourire aux lèvres.

Enfin, dernière surprise de Mutsuko, nous savourons une tasse de thé accompagnée d’un mochi délicieux, afin de se dire au revoir. C’était une journée magique, d’autant plus que j’ai pu suivre ce couple dans leur ville et qu’ils avaient à cœur de me faire découvrir leurs lieux préférés.

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Voyage

Dazaifu

Dazaifu, cette petite ville dont je n’avais entendu parler que des temples. Et pourtant, après une petite demie-heure dans le train depuis Fukuoka, j’ai découvert bien plus que ça. Je suis tellement tombée sous le charme de cet endroit qu’après l’avoir photographié sous toutes les coutures, l’avoir décrite, dessiné, je me mets maintenant à lui consacrer un article !

Pourtant, ce ne fut pas l’amour immédiat dès la sortie de la gare, bien au contraire. Et pour une raison très simple, c’est une ville très touristique. Et je déteste me retrouver coincée dans la foule. Mais en fait, l’astuce est de sortir de ces lieux touristiques, ce que j’ai rapidement fait !

Alors oui, le temple de Dazaifu Tenmangu est incontournable, évidemment. Surtout qu’il avait revêtu ses plus beaux atours bleus, et qu’il est gratuit.

Au-delà du temple, c’est tout un ensemble qui attire locaux et étrangers. Le double pont rouge, l’étang aux carpes, les lanternes du même rouge, les animaux à cornes qui portent bonheur…

Mais je n’étais pas venue ici pour un bain de foule, et j’ai préféré prendre le chemin où il n’y avait pas de chemin, à travers les bois. Beaucoup plus spirituel et magique selon moi.

C’est toujours une bonne idée, surtout si comme moi vous avez l’âme d’une Indiana Jones toujours prête à tomber sur un trésor perdu depuis des centaines d’années ! En l’occurence, ce n’est pas sur un trésor perdu, mais sur un trésor quand même que je suis tombée. Le Tenkai-Inari Shrine vaut le détour et vous fera penser à un petit Fushimi Inari de Kyoto. Au bout du chemin, après avoir traduit (merci Google traduction) les panneaux pour ne pas me tromper de direction, je me suis plongée dans cet environnement rouge, vert et spirituel mettant en avant l’animal sacré qu’est le renard.

Dès que l’on s’éloigne un petit peu, il y a beaucoup moins de monde et quel plaisir de marcher, déambuler. En redescendant, je suis attirée par la rivière et je m’y installe pour pique-niquer. Quel spot photogénique, renforcé par le début des couleurs automnales. Le clapotis de l’eau, les aigrettes, les rouge, orange et vert. C’était si beau.

Je me perds volontiers, parmi les maisons aux airs de temple, les bambouseraies sauvages et les rizières sèches.

Le soleil commence à baisser dans le ciel et offre ainsi tout un spectre de couleurs dorées. Je longe toujours la rivière, la montagne en fond et les centaines d’araignées dans les arbres.

Le second temple immanquable de Dazaifu est le Kanzeon-ji, aussi vide que le premier était bondé. J’aime autant les temples rouge vif que ceux en bois, à l’instar du Kanzeon-ji. Autour se trouvent d’autres temples, un jardin sec, des champs de fleurs, les lycéens en uniforme qui rentrent chez eux en vélo, les enfants qui jouent.

On sent le soleil qui se cache mais la montagne au loin est beaucoup trop attirante pour ne pas essayer de s’y glisser. Le GPS dans une main, l’envie de se perdre dans l’autre, je marche au grès des rues, des bonjours et des sourires des passants, tout droit vers les hauteurs. Une bambouseraie semble me barrer le passage, mais en longeant un grillage je m’y faufile. Pas très rassurée, je grimpe et savoure ce petit moment hors des sentiers battus.

Je sens un feu en contre-bas et j’aperçois un sanglier et deux marcassins qui galopent. La lumière du jour baisse de plus en plus donc je suis obligée de redescendre vers la gare, même si ma tête n’a qu’une envie, rester ici une nuit, une semaine, toute la vie ! Tous ces beaux paysages ne me font pas oublier mon estomac, et je savoure la spécialité locale de retour à la gare, le mochi. Savoureux et très beau, avec cette petite fleur de prunier qui est l’emblème de la ville. Je le déguste en retournant au premier temple, beaucoup plus calme et apaisant de nuit. Une poignée d’autres personnes savoure aussi ce moment tranquille, dont deux lycéennes qui viennent y prier.

La frise bleue de la porte de Tenmangu est belle, toute illuminée ainsi. Je lui fais mes au revoir en lui promettant de revenir la voir un jour. Promis.

Illustration, Voyage

Fond d’écran ⚓

Cela fait un petit moment que je ne vous avais pas proposé un fond d’écran … Alors en voici un tout beau tout neuf, et de saison en plus !

La photo a été prise il y a quelques jours sur la belle île de Noirmoutier. Nous n’avions pas encore les grosses chaleurs actuelles et le ciel était un petit peu capricieux, un petit peu plus intimiste aussi. Il rendait la mer bleu gris et je pense que c’est ma couleur préférée pour l’océan.

J’ai tout de suite repéré le bateau bleu et sa bouée rouge au fond sur la droite, et j’ai voulu la mettre en valeur par cette illustration. Cette sirène géante et rock lui rend-elle hommage ?

Vous pouvez cliquer droit sur l’image pour la télécharger sur votre écran de téléphone ! N’hésitez pas à partager cela sur les réseaux sociaux en me taggant sur vos publications, cela me fait toujours plaisir !!